Autour de Philip K Dick à l’Utopia le 22 MAI à 20H30

Philip K. Dick  est sans doute l’un des auteurs américains de science-fiction les plus connus et les plus influents Auteur de quelques chefs d’oeuvres remettant en cause les fondements de la réalité et la nature de l’humain (Ubik, Le Maître du Haut-Château) Il a été maintes fois adapté au cinéma et surtout inspiré de nombreux films culminant presque au genre : le film dickien.

A l’occasion des trentes ans de sa mort, Paradoxal et l’Utopia organisent une soirée le 22 mai autour de Philip K Dick. A l’issu de la projection de A scanner darkly de Richard linklater, une conférence aura lieu autour du maître avec Etienne Barillier (auteur du Petit guide à trimbaler de Philip K. Dick, Éditions actuSF, à paraître) et Laurent Queyssi (qui vient de signer la préface de la nouvelle traduction du maître du haut-Chateau chez Nouveaux Millénaires).

« le processus est caché sous la surface de notre réalité, il ne sera révélé que plus tard » 

Jim Barris

A scanner darkly de richard Linklater (2006) 
Avec Keanu Reeves, Winona Rider, Robert Downey Jr, Woody Harrelson

Une banlieue d’Orange County, en Californie, en 2013. L’interminable et vain combat de l’Amérique contre la drogue se confond désormais avec sa guerre contre le terrorisme. Le policier Bob Arctor, spécialiste réticent des missions d’infiltration, est contraint de jouer les taupes auprès de ses amis Jim Barris, Ernie Luckman, Donna Hawthorne et Charles Freck. Lorsqu’il reçoit l’ordre de s’espionner lui-même, Arctor entame une inexorable descente dans l’absurde et la paranoïa, où loyautés et identités deviennent indéchiffrables.

Adaptation cinématographique du roman homonyme de Philip K Dick, (substance mort en français), a scanner darkly reste à ce jour surement la plus imaginative et la plus fidèle à l’univers dickien. Le film est intégralement réalisé en rotoscopie, les images sont des doubles dessinés d’images réalisées en prise de vue réelle, ni image live ni animation, idée géniale en soi puisque elle permet au film, à travers cette présence/absence, de mettre en images le dysfonctionnement bilatéral entre perceptif et cognitif, la concurrence entre les deux hémisphères, entre le réel et l’illusion du réel. Le film à l’instar du livre nous propose un monde double à travers le miroir (ou plutôt dans le miroir) où la détérioration de la perception du drogué Bob Arctor devient une réflexion sur l’identité et la réalité.

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